Catégorie : Urbanisme / Environnement

Le double Jeu de Villiers-Village pour le PLU

La révision du Plan Local d’Urbanisme
a franchi une nouvelle étape avec l’approbation par Villiers-Village, le 15 septembre lors du Conseil Municipal, du bilan de la concertation et de l’arrêt du PLU. Cette étape réglementaire marque l’arrêt du travail sur le PLU et sa diffusion pour avis aux personnes publiques associées (service de l’Etat, communes voisines, etc) puis à la population dans le cadre d’une enquête publique.

Les élus de l’opposition à l’unanimité, ont voté contre cette délibération portant sur le bilan de la concertation et l’arrêt du PLU. Pour Elan Solidaire, il en ressort un double constat :
une bétonisation de certains sites et une illégitimité de la délibération !

Depuis le début de la révision, le problème avec Villiers-Village est toujours le même. Ce groupe politique ne semble pas pouvoir faire autrement que de faire un Plan Local d’Urbanisme à 2 visages.

D’un côté, il présente pour la population en réunion publique et dans le bulletin municipal un PLU où les espaces verts et le patrimoine sont préservés et valorisés, où la communication et la concertation sont centrales pour partager et s’enrichir mutuellement où l’urbanisation sera tellement légère qu’elle ne sera même pas perceptible.

D’un autre côté, il existe un autre PLU qui répond dans des sites bien ciblées aux attentes des promoteurs et quelques autres heureux gagnants.

Evidemment, ils ne se découvrent qu’en analysant l’ensemble du document que les élus de l’opposition n’ont eu que 7 jours pour analyser (550 pages règlementaires avec 8 grands plans détaillés).

L’exemple le plus démonstratif de ce décalage est sûrement celui de l’urbanisation du site naturel des Sénillières en zonage ULs. Il existe de multiples discours de communication sur la volonté de mettre en valeur le caractère naturel du site qui mérite d’être conservée en développant une urbanisation harmonieuse et respectueuse de l’environnement végétal. Pourtant la lecture du PLU donne un résultat très différent.

Elan Solidaire a découvert notamment un règlement « open bar » qui devraient faire rêver tous les promoteurs de France. Par exemple, alors que dans les zones pavillonnaires il faudra fournir 2,3 places de stationnement par logement, le site des Sénillières en ULs en aura, une seule pour 3 logements. L’emprise au sol des nouveaux logements des Sénillières sera de 60%, alors qu’elle est de moitié pour les autres quartiers de logements. Même scénario pour le coefficient dit de pleine terre, autour de 30 à 40% sur les secteurs pavillonnaires existants, mais que nous avons découvert à 0%.Ce coefficient permet dans les secteurs denses d’obliger les propriétaires à garder en surface un espace de jardin en pleine terre. Sur le site des Sénillières, en zone ULs, le promoteur retenu pourra donc recouvrir 100% des espaces verts par des constructions et autres infrastructures.

Le refus de la concertation et ses conséquences
L’autre constat concerne la légitimité de la délibération « Bilan de la concertation et arrêt du projet de PLU ».
A la dernière réunion publique du 8 juin 2017 a été présenté un projet du Plan Local d’Urbanisme dit de 3ème génération dans une version définitive. Depuis le 9 juin, suite à la dernière réunion publique obligatoire, Villiers-Village a décidé de mettre en place un PLU dit de 4ème génération. Pour cela, le groupe majoritaire a demandé aux conseillers municipaux du 15 puis du 30 juin de voter l’application du décret n°2015-1783 du 28 décembre 2015. Ce décret facultatif pour la commune permet de produire un PLU différent qui constitue une véritable révolution juridique notamment en simplifiant et en recodifiant le règlement.
Après de multiples demandes de compréhension des élus de l’opposition, Villiers-Village a accepté de repousser le vote et d’expliquer aux seuls élus en réunion « privée » le 1er septembre, les causes et conséquences de ce changement. Ils sont comme prévus importants.
Le problème est que malgré les demandes répétées d’Elan Solidaire au Conseil Municipal des 15 et 30 juin puis du 14 septembre, il n’y aura eu aucune réunion publique explicative du PLU pour les habitants dans sa version décret n°2015-1783 du 28 décembre 2015.
Cette absence volontaire d’information portée à la connaissance du public sur les causes et conséquences de ce nouveau PLU, ce refus obstiné de la concertation, oblige Elan Solidaire à prendre position contre cette délibération. Il apparait clairement qu’au regard de la loi, il manque une réunion publique permettant aux citoyens d’être informés des changements mais surtout de pouvoir échanger, et ce compte tenu de l’importance de l’ouverture à l’urbanisation notamment des zones des Sénillières, des Mollières ou à terme du bois de la Seigneurie.
   
En conséquence Elan Solidaire, suite au Conseil Municipal du 14 septembre, a décidé de déposer un recours contre cette délibération en espérant que les autorités supérieures seront en mesure d’imposer cette information et cette concertation que les élus d’Elan Solidaire n’ont pas réussi à obtenir.

L’élaboration du PLU ou l’histoire de l’arbre qui cache la forêt

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune est en cours de révision depuis novembre 2015. Pour mémoire, le PLU fixe les règles d’urbanisation et de protection des espaces sur l’ensemble du territoire communal pour les 10 à 15 prochaines années. Il est par nature, hautement stratégique.

C’est un document règlementaire dont l’élaboration suit 4 grandes phases successives à savoir le diagnostic du territoire, le Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD), les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP), puis enfin le règlement accompagné de son plan de zonage.

Suite à la présentation du diagnostic fin 2016 puis la mise à disposition du rapport, l’équipe Villiers-Village a présenté, en mars 2017, en salle du conseil et en réunion publique le nouveau PADD. C’est le document phare du PLU. Il formalise le projet de territoire. Ces orientations seront ensuite retranscrites directement au sein des OAP, du zonage et du règlement du PLU.

Suite à une décennie de gouvernance et d’urbanisation intense, l’équipe Villiers-Village à travers sa présentation aux élus municipaux et aux habitants annonce des notions plus consensuelles, plus tempérées de protection du cadre de vie, de maîtrise du projet urbain, de préservation et d’amélioration de la vie quotidienne, etc.  Dorénavant la biodiversité et les espaces naturels seraient protégés, le patrimoine bâti du village serait mis en valeur, l’identité du centre historique serait valorisée. Le PADD aurait donc vocation à faire consensus.

Malheureusement pour les Villiérains, derrière cette belle présentation et ces discours structurés par le Bureau d’études PLU « Espace Ville » apparait un décalage inquiétant avec les documents règlementaires mis à notre disposition récemment à savoir le rapport du diagnostic et le PADD. Ces documents, au fur et à mesure de leur lecture, proposent une autre perspective. Deux exemples simples, parmi tant d’autres suffisent, à expliciter ce propos.

Les Sénillières, espace naturel de 15.000m², devrait accueillir une maison pour personnes âgées accessible par une simple sente piétonne au cœur d’un cadre bucolique préservé. La réalité à venir est tout autre.  Le rapport du diagnostic présente d’abord l’ensemble du site comme un secteur offrant un potentiel de densification important, à fort potentiel de constructibilité. La carte de synthèse du PADD ensuite transforme logiquement l’espace naturel existant en espace urbain comme la résidence de Villiers ou les Garenneaux. Cette carte oublie ainsi de signaler qu’une route sera alors obligatoirement nécessaire pour irriguer l’ensemble du site et ses nouvelles constructions. La maison pour personnes âgées ne sera alors que l’arbre qui cache la forêt d’un projet immobilier conséquent à l’image de la maison médicale et de ses 3 étages de logements en face de la mairie.

Le secteur Ouest de la Seigneurie sur le plateau encore agricole doit accueillir un nouveau quartier. Selon le discours officiel, bordé par une large coulée verte il ne devrait être aménagé qu’en partie seulement et qu’à partir de 2025. La réalité est encore différente. La coulée verte est dessinée sur le plan de synthèse du PADD à moitié sur Ballainvilliers et à moitié sur l’emprise des futurs logements attendus. Ce futur espace vert n’a donc pas véritablement de sens ni de possibilités d’exister. De même l’ouverture à l’urbanisation sera immédiate et n’a aucune possibilité d’être bloquée par la majorité actuelle jusqu’en 2025 comme annoncé.

Le groupe Villiers-Village qui semblait enfin avoir pris conscience des conséquences de la décennie de bétonnage qu’elle avait fait subir à notre commune semble ne pas pouvoir faire autrement que de continuer dans cette voie. Cette révision qui est annoncée comme obligatoire et urgente pour mieux préserver notre cadre de vie et éloigner les promoteurs, ne devrait en fait pas trop les inquiéter. De nouveaux terrains naturels vont bientôt pouvoir être livrés à la construction. Il leur suffit d’attendre sagement l’approbation du PLU, prévu début 2018, en écoutant les belles histoires de protection et de préservation de notre cadre de vie.

L’avenir de la maison Médicale ?

Depuis plus d’un an, le projet est lancé et nous n’avons toujours pas d’informations sur sa concrétisation.

Dommage que notre choix de laisser la commune propriétaire d’une partie du foncier n’ait pas été retenue par la majorité actuelle, car aujourd’hui, nous pourrions facilement aider à l’installation/déménagement de nouveaux professionnels de la santé sur Villiers-sur-orge.

Notre groupe Elan Solidaire n’a de cesse de questionner à chaque conseil municipal, mais nous n’obtenons que des réponses évasives, sans planning ni engagement.

Pourtant, nos interventions sont porteuses d’idées :
* Nous avons demandé la nomination d’un référent municipal, afin que les Villiérains intéressés puissent avoir un interlocuteur disponible et fiable.
* Nous avons proposé qu’une démarche soit effectuée auprès de tous les médecins des villes alentours
(comme Epinay, Ballainvilliers, La ville-du-bois, …) ou nous savons que certains médecins aimeraient trouver des hébergements plus adaptés.

Qu’en est-il ?
Comptez sur nous pour qu’à chaque moment de la vie municipale, ce projet soit mis en avant par notre Groupe Elan Solidaire.
C’est un besoin important que tous les Villierains nous demandent.

Encore une fois, nous sommes et serons vos porte-parole pour faire aboutir dans les meilleures conditions, la création de la maison médicale à Villiers-sur-orge.

Dégradation du service des déchets.

Sans tambour ni trompette, la déchetterie mobile a été supprimée en mai dernier.
Les services compétents sont venus présenter au forum des associations toutes les dégradations de services à venir pour 2017 :
• réduction des ramassages hebdomadaires (un seul pour les déchets ménagers – poubelle noire – et un seul pour les déchets à recycler –couvercle jaune),
• suppression du ramassage des verres (il faudra les porter aux containers),
• suppression du ramassage des objets encombrants (il faudra appeler pour les faire enlever).
Etes-vous seulement au courant que vous pouvez demander des conteneurs plus grands, livrés à domicile, auprès de Cœur d’Essonne Agglomération ?

Vous aurez donc moins de services pour le même prix. Mais plus grave, une dégradation programmée de l’efficacité pour l’environnement. Que ferez-vous si vous avez un pot de peinture ou un petit matériel électronique à jeter ? Certains ne choisiront-ils pas la facilité…

Naturellement, c’est un service de la Communauté d’Agglomération, mais ces décisions n’ont pu être prises qu’avec l’accord du maire !
Tout ceci ne va pas dans le bon sens. Quand on voit l’irrespect que certains ont déjà par rapport à la protection de la nature : pour exemple la décharge sauvage qui croît depuis plusieurs mois route de Chasse. Combien aura-t-il fallu de temps pour que la municipalité agisse ?

Un Plan Local d’Urbanisme à marche forcée

L’équipe Villiers Village a décidé de lancer la révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune en décembre 2015. Le PLU est un document d’urbanisme réglementaire. Il définit parcelle par parcelle les règles de constructibilité. Il précise la vocation des terrains à protéger, à construire ou à densifier.

Pour réaliser ce document aux enjeux très importants pour notre quotidien, la municipalité a retenu le bureau d’études Espace Conseil, unique candidat, d’une mise en concurrence étonnante (voir bulletin Elan Solidaire précédent). Le PLU doit passer 3 grandes étapes pour être applicable : un diagnostic de la situation existante, la conception d’un projet de territoire avec un Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) et la rédaction d’un règlement de constructibilité à la parcelle.

A Villiers-sur-Orge le PLU a une particularité. La majorité aux commandes en Mairie a décidé d’approuver son nouveau PLU en 18 mois, c’est-à-dire en un temps record. Les conséquences de cette volonté sont évidemment nombreuses.

Dans ce délai la communication et la concertation mise en place auprès de la population sera en conséquence au strict minimum. Ce délai de 18 mois ne permet pas une discussion, un débat entre les citoyens sur les espaces à protéger ou à ouvrir à l’urbanisation. Il n’y aura donc pas malgré nos demandes répétées de véritable concertation, pas d’ateliers participatifs, pas de bulletins d’informations continus, pas d’affichages. Il y aura le minimum légal, rien de plus.

La première des trois réunions publiques obligatoires était d’ailleurs à l’image de ce choix. Elle présentait le diagnostic. Comme aucune information sur cette réunion n’a été souhaitée, à part une ligne perdue dans un bulletin municipal, la réunion publique n’a accueilli qu’un seul villiérain. Et encore il est parti pendant la présentation. Les seuls présents étaient ceux du Conseil Municipal. Donc pas de questions gênantes, pas de prises de décisions opposées. Le scénario était idéal.

Que l’on se rassure, cette réunion publique sans public est recevable juridiquement. Le calendrier peut continuer à avancer. Nous entrons dorénavant dans la phase de conception du PADD.


La présentation, en réunion publique sans public, faite par le bureau d’études Espace Conseil aura été cependant instructive sur la vision de l’équipe Villiers-Village quant à l’urbanisation de la commune.

Dans un premier temps il a été rappelé que la révision était due à des causes extérieures et supérieures. Ces causes imposeraient une révision urgente et rapide. Elles ne donnent cependant pas d’explications sur les raisons de l’absence de révision chez la plupart des communes voisines.

Dans un second temps le bureau d’études a notamment démontré l’intérêt d’une réflexion pour densifier le centre-ville et urbaniser l’espace naturel des Sénillières. Pour mémoire, Espace Conseil est le bureau d’études qui a réalisé « l’étude secrète » pour densifier le centre-ville (voir bulletin Elan Solidaire précédent). En résumé, la présentation bien argumentée arriva à prôner une plus grande urbanisation à court terme pour assurer à long terme une plus grande protection de notre cadre de vie…

Comprendre et partager l’enthousiasme qu’il y a à réviser un PLU rapidement est difficile. Cette absence de volonté de communiquer largement et sereinement est une non-surprise, pour qui suit les pérégrinations urbaines de l’équipe Villiers-Village. Pourtant sur des sujets comme la densification du centre-ville et l’aménagement de l’espace naturel des Sénillières c’est indispensable. Elan Solidaire reproche encore une fois cette vision destructrice et réductrice pour qui apprécie encore notre cadre de vie.

En effet il faut commencer à travailler sereinement et méthodiquement sur ce qu’il faut protéger et mettre en valeur, se questionner sur la capacité et l’état des équipements publics notamment sportifs. Ici, la révision du PLU part à toute vitesse en recensant les terrains à construire, à urbaniser, à densifier. Il semble que l’urgence est de trouver des terrains à bâtir pour faire émerger de nouvelles constructions. On ne se questionne pas sur le développement du cadre de vie avec des jardins partagés, des espaces verts pédagogiques, des pistes cyclables, et autres plans de circulations.

Elan Solidaire redemande donc à la municipalité de travailler avec tous les citoyens dès maintenant pour réussir ce PLU avant qu’il ne soit trop tard.

A l’opposé d’un P.L.U. partagé et réussi

L’étude secrète d’Alphaville et ses conséquences

Nous savons désormais ce qui a motivé le lancement de la révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) en décembre 2015 (voir bulletin Elan Solidaire précédent). A l’automne 2015, le permis de construire pour le bâtiment de 3 étages face à la mairie au profit du promoteur TRADI ART à peine accordé, la mairie engageait en catimini le bureau d’études urbaines Alphaville. Sa mission était simple : estimer les possibilités « d’évolution » du centre-ville et de l’espace naturel des Sénillières.
Cette étude dont nous avons appris la connaissance grâce à un autre bureau d’études en urbanisme aurait dû rester secrète. Pourtant elle explique la motivation de Villiers-Village à réviser les règles de construction du PLU et sa difficulté à l’expliquer de façon cohérente.
Le rapport d’Alphaville, de décembre 2015, que nous avons pu consulter après avoir prouvé son existence, est très clair dans son contenu et ses intentions.
Pour le centre-ville (zone UA du PLU), il est proposé au fur et à mesure de la vente des propriétés, une densification des parcelles. Il est par exemple préconisé de raser des pavillons existants (ex : Permis de construire Tradi Art), voire de construire entre afin d’augmenter le nombre de logements par des petits bâtiments. De nombreux exemples sont dessinés et localisés.
Pour le site des Sénillières, cet espace naturel de 15.000m² situé derrière la salle des fêtes René Vedel, le bouleversement est peut-être pire. Mais qui connait les Sénillières ? Qui sait que cet espace composé de jardins a été classé en Zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF) par l’Etat et cité comme espace remarquable par la Communauté d’Agglomération. Ce même espace est pourtant perçu comme un terrain de jeu pour promoteurs. A la lecture du rapport Alphaville, la question n’est plus de préserver, voire de développer les jardins, mais de favoriser son accès, de réfléchir à sa densification. Il est proposé de valoriser non pas ce patrimoine naturel unique mais mettre en perspectives ces terres à bâtir.
Les conséquences de l’approbation de ce rapport vont être rapidement visibles. L’équipe Villiers-Village a exigé que le bureau d’études qui rédigera les nouvelles règles de construction du PLU intègre le contenu de ce rapport « secret ». C’est même une des conditions de sa sélection. Le bureau d’études sera donc obligé de proposer une densification du centre-ville et des Sénillières même s’il trouve le principe délirant pour la cohésion de notre village.
Le nouveau PLU sera donc en béton ou il ne sera pas. Pourtant comme nous l’avions évoqué précédemment rien n’obligeait la commune à réviser aussi rapidement son PLU et encore moins à imposer une vision destructrice à court terme de son espace urbain. Il reste l’éternelle question : A qui profitent ces choix ?

Le million perdu

L’histoire du mauvais accord financier pour la ville et des bons bénéfices du promoteur

En 2010, la commune s’est engagée dans un partenariat financier avec le promoteur Nexity pour l’aménagement d’un quartier dit de Brinvilliers. Il permettait la construction de 187 logements sur 54.000m² de terres agricoles inconstructibles au Plan Local d’Urbanisme (PLU).

Cet accord financier (dit PUP-Aménagement du plateau) prévoyait qu’en échange du renoncement par la commune à solliciter la taxe sur les m² à construire (dite TLE), le promoteur versait une somme forfaitaire de 800.000€ HT. Le PUP est donc un accord « donnant-donnant ». La ville change le règlement du PLU pour les terres inconstructibles. En contrepartie du coût réduit des terres agricoles acquises par le promoteur, celui-ci finance davantage le besoin en équipement de la ville (ex : classes d’école, parkings, etc).

Comme le résume très clairement un connaisseur du PUP, Michel Le Faou, Vice-Président de la Métropole de Lyon chargé de l’Urbanisme, « le PUP produit quatre fois plus de recettes (que les taxes communales), en contrepartie la collectivité s’engage à une modification du PLU pour une plus grande production de logements… »

En effet, si la TLE (aujourd’hui taxe d’aménagement) rapporte facilement aux communes de 2 à 4.000€ par logement sur les terrains constructibles du PLU, les PUP négociés peuvent rapporter jusqu’à 4 fois plus sur les terrains rendus constructibles au PLU par la simple volonté d’une commune.

Aujourd’hui tel que présenté par l’équipe municipale en place, le PUP « Aménagement du plateau » fut une bonne affaire pour le budget de la ville. En réalité cet accord financier commune-promoteur fut tout sauf une bonne affaire. La commune de Villiers-sur-Orge a même perdu beaucoup.

Les exemples de PUP sont nombreux en France et notamment en Ile-de-France où les promoteurs, suite à une négociation serrée, ont accepté de verser des sommes conséquentes aux communes.

Par exemple à Romainville (93), un PUP représente en moyenne 9.220€ par logement, à Ballainvilliers (les Hauts de fresnais) le PUP s’est négocié à 6.390€ en moyenne par logement. Dans le Var à La Farlède, un PUP a été signé pour 23.000€ en moyenne par logement avec un promoteur dur à la négociation, à savoir …Nexity.

Par comparaison, Villiers-sur-Orge, a accepté un montant de 4.310€ en moyenne par logement construit. Avec un prix de vente des logements de Nexity autour des 4.000€/m² il apparaît évident que le montant du PUP aurait pu se négocier au minimum au double autour de 1,6 à 1,8 millions d’euros soit à une moyenne de 8.500 à 9.600€ par logement.

En conclusion il suffit de consulter le bilan de l’opération de la « SNC Villiers-sur-Orge Domaines » pour visualiser l’étendue de la perte financière pour la commune. En 2012, le promoteur a fait un bénéfice de 4.248.423€. En 2013, il était encore de 2.738.430€.

Sans commentaires !!!

(pas de titre)

La majorité municipale a beau jeu de se plaindre de la baisse des dotations de l’Etat, qui est réelle. Mais celle-ci ne sera « que » de 240.000€, alors que le contrat mal négocié dit « PUP – aménagement du plateau » par le maire et le manque à gagner de la part du promoteur qui en découle s’élève minimum à 1 million d’euros.

La maison médicale ??? Plutot, une opération commerciale !

Beaucoup ont assisté à la réunion d’information sur la maison médicale, et beaucoup ont été surpris !!!

En effet, nous avons assisté à une opération commerciale des appartements des étages supérieurs.

Tout le monde a constaté que la maison médicale n’était pas la priorité pour la majorité municipale. En effet, les terrains ont été acheté par un promoteur, donc la Municipalité n’a plus son mot à dire si celui-ci respecte le PLU.

Aucune garantie sur la maison médicale : En effet, un des terrains sur lequel doit se faire le projet n’est pas réservé par le PLU. Donc le promoteur a qui appartient le terrain peut faire ce qu’il veut !!!

Aucune aide possible pour inciter les professionnels à venir s’installer à Villiers. En effet, la mairie ne pourra plus rien faire pour les professionnels car tout le projet appartient à un propriétaire privé. L’anticipation de l’avenir est toujours ignorée par la majorité actuelle. Si Villiers sur orge avait été géré comme cela il y a quelques années, nous n’aurions pas de superette. Mais voilà, il faut faire plaisir au promoteur !!!

Nous rappelons que nous sommes pour une vraie maison médicale avec des garanties de pérennité afin d’apporter un réel service de soins médicaux de proximité. Mais pour cela, il aurait fallu garder la maitrise du rez-de-chaussée, qui grâce à des mutuelles aurait pu permettre à la municipalité d’inciter les professionnels à s’installer sur Villiers, en par exemples, minorant le loyer pendant 6 mois afin de se faire une clientèle, …

Mais l’équipe en place est resté sourde …

Villiers-Village, devient Villiers Béton !

En urbanisme à Villiers sur Orge, les élus d’Elan Solidaire vont de surprise en surprise. Au Conseil municipal du 14 avril 2015 une délibération proposait la mise en vente d’un bien communal de 500m² situé au 22, impasse Pasteur.

Cette parcelle, a une double particularité. La première est d’être difficilement accessible en voiture pour qui connait la configuration de cette impasse. La seconde est d’être située en zone UA du Plan Local d’Urbanisme, c’est-à-dire dans le zonage le plus dense de la commune. Ce zonage permet de construire 962m² sur 4 niveaux habitables, Rez-de-chaussée + 2 étages+ combles (R+2+C). Un acquéreur pourra demain construire un bâtiment de 15 logements et de 13 m de haut et un sous-sol complet pour le stationnement de 30 voitures.

Les élus d’Elan solidaire ont donc demandé logiquement qu’elle était l’urgence de délibérer pour vendre ce bien, sachant les risques pour les habitants de l’impasse. Il était proposé de réviser d’abord les règles de construction du terrain, pour permettre la construction d’un pavillon, puis de vendre le terrain. La réponse a été claire et étonnante de Mme Le Maire. Il ne faut rien changer pouvant entraver la vente de la parcelle dans la version actuelle du PLU. La délibération a été approuvé à la majorité.

Ce refus de modifier les règles d’urbanisme, malgré une pétition des habitants de l’impasse, parait d’autant plus étonnant à ce jour que les élus de la majorité sont conscients que cette recherche du profit immédiat est en contradiction avec leur discours électoraliste de l’équipe « Villiers-Village » sur la préservation du cadre de vie.

Aujourd’hui, après l’engagement de la municipalité de construire un immeuble de 24 logements face à la mairie, il semble que l’équipe en place a plus d’aptitude à discuter avec des constructeurs qu’avec ses habitants, élus ou non. En cela, elle rejoint la philosophie des promoteurs qui préfèreront toujours Villiers R+2+C à Villiers-Village.