Un budget à la dérive pour 2017

Parler de budget est souvent rébarbatif. Mieux vaut montrer quelques chiffres qui restent généralement cachés à la population. Pour cela le tableau des ratios qui apparaît dans le budget municipal. Il est fourni par la DGCL (direction générale des collectivités locales) et donne la comparaison de notre commune avec des communes équivalentes à la nôtre. Ces chiffres sont donc incontestables. Ils montrent qu’à Villiers, on dépense beaucoup plus qu’ailleurs (1), on a une dette bien trop forte (lignes 5, 8 & 10 du tableau ci-dessous). On ne peut plus investir (lignes 4 & 9 du tableau ci-dessous). La DGF (Dotation Globale de Fonctionnement : participation de l’état au fonctionnement des communes) est faible (entre autres parce que Villiers a une petite superficie – la DGF sera plus importante pour une petite commune qui a beaucoup de voierie à entretenir).

Les erreurs passées de la municipalité ont des conséquences catastrophiques. Mme le maire nous dit qu’on radote, mais les faits sont là : les investissements importants réalisés entre 2003 et 2008 ont été réalisés en tenant compte des possibilités de la commune. Malgré ces travaux (centre de l’enfance, salle des fêtes, espace Colette) le taux d’endettement est tombé de 8 à 6%. Les travaux d’agrandissement des écoles ont été faits sans demander au promoteur du clos de Brinvilliers la participation adéquate. Le taux d’endettement est remonté aux environs de 12% jusque 2019 (voir notre bulletin n° 5 d’octobre 2015).

 

Alors que les finances de la commune ne devraient pas supporter plus de 300 000€ d’annuité, les investissements non maîtrisés conduisent à plus de 400 000 € jusqu’en 2026. C’est-à-dire que nous sommes en limite de surendettement !  (Encours de la dette = 120% des recettes de fonctionnement – ligne 10)

 

Pour plus d’un mandat, adieu les investissements et les dépenses de fonctionnement indispensables.